Accueil » FAQ

FAQ

Foire aux questions

Quel est le but de cette étude ?

Les personnes originaires d’Afrique subsaharienne vivant en Île-de-France sont très concernées par le VIH/sida et par l’hépatite chronique B. Le but de l’étude est de comprendre les difficultés qu’elles rencontrent pour se protéger contre ces deux maladies sur le territoire français, et de savoir comment prendre en charge efficacement celles qui sont déjà infectées.

Cette étude est-elle légale ?

L’étude est faite en toute légalité car elle répond aux critères de la loi Informatique et Libertés de 1978 sur le respect des données personnelles dans le cadre du développement de l’informatique. Elle a été validée par le Comité consultatif sur le traitement de l’information en matière de recherche dans le domaine de la santé (CCTIRS) et par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

L’anonymat est-il garantit ?

L’anonymat est totalement garanti à toutes les personnes qui acceptent de participer à l’étude. Le recrutement se fait dans des centres de santé, par des médecins, liés au secret professionnel, qui attribuent un numéro d’identifiant à chaque enquêté. Les questionnaires et les entretiens sont menés par des enquêteurs qui ne connaissent les enquêtés que par leur numéro ; ils ne leur posent aucune question concernant leur identité.

Qui peut participer à l’étude ?

Il s’agit d’interroger 3 000 personnes, hommes et femmes, âgées de 18 à 59 ans, nées dans un pays d’Afrique subsaharienne et résidant en Île-de-France. Elles sont réparties en trois groupes : 1 000 personnes vivant avec le VIH, 1 000 personnes atteintes d’hépatite chronique B, et 1 000 personnes ne présentant aucune de ces deux maladies. Elles sont recrutées à l’occasion d’une consultation médicale dans les centres de santé partenaires de l’étude.

Pour connaître les hôpitaux et les réseaux de santé participant à l’étude, cliquez sur ….

Est-on obligé de participer à l’étude ?

Chaque personne sollicitée est en droit de refuser de participer à l’étude. Si elle accepte, elle est également en droit de refuser de répondre à certaines questions. Le refus de réponse n’aura aucune conséquence sur la prise en charge médicale et la situation administrative en France.

Plus il y aura de participants volontaires, plus l’étude sera représentative de la population étudiée. C’est cette représentativité qui permettra des recommandations bien adaptées à la prise en charge de l’infection à VIH et de l’hépatite B dans la population originaire d’Afrique subsaharienne vivant en France.

Pourquoi étudier l’infection à VIH et l’hépatite B ?

L’infection à VIH et l’hépatite B ont en commun de se transmettre par voie sexuelle, de la mère à l’enfant et par contamination sanguine. Lorsque l’on est porteur de l’un des deux virus, on peut rester plusieurs années sans présenter de symptômes. L’infection à VIH/sida et l’hépatite chronique B nécessitant un traitement à vie, il vaut mieux les prévenir pour éviter les conséquences sur la santé, sur la vie affective et sexuelle ainsi que sur la procréation.

Pourquoi ne pas étudier aussi l’hépatite C ?

La pertinence ou non de prendre en compte l’hépatite C a été discutée dans la phase de construction du projet d’étude. Cette infection due au VHC (Virus de l’Hépatite C) n’a pas été retenue car elle n’a pas tout à fait les mêmes modes de transmission, elle est moins fréquente en Afrique subsaharienne que l’hépatite B, et il existe un traitement menant à la guérison dans plus de 50 % des cas.

Pourquoi ne pas étudier aussi l’hépatite A ?

L’étude ne prend pas en considération l’hépatite A car cette infection se transmet uniquement par voie digestive et n’évolue pas vers une phase chronique grave. On peut l’éviter par une vaccination.

Quelles conséquences ont l’infection à VIH et l’hépatite B sur la situation administrative des migrants ?

Le droit au séjour pour raison médicale est accordé aux personnes présentant une infection à VIH, selon la circulaire du 30 septembre 2005 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La loi concernant les personnes atteintes d’une hépatite chronique B n’est pas aussi favorable. La différence s’explique par le fait que l’infection à VIH, et surtout sous la phase de maladie sida, est beaucoup plus stigmatisée que l’hépatite B que l’on peut prévenir par un vaccin pour les personnes non immunisées.

Quel est mon intérêt à participer à cette étude ?

L’intérêt de chacun à participer à cette étude est de deux sortes :

  • Si vous présentez une infection à VIH ou une hépatite chronique B, votre témoignage en ce qui concerne votre parcours de vie avant et depuis votre arrivée en France est particulièrement précieux. Vous participerez ainsi à une amélioration de la prise en charge et des conditions d’existence des personnes dans la même situation que vous.
  • Si vous n’êtes porteur d’aucun de ces deux infections, votre participation permettra d’améliorer les messages de prévention et aidera à mieux comprendre les différences liées à la migration en matière en matière de vécu, indépendamment de l’infection à VIH et de l’hépatite B.

Je suis médecin, que peut m’apporter cette étude ?

L’étude PARCOURS apportera aux médecins une compréhension plus globale de la personne migrante atteinte d’une infection à VIH ou d’une hépatite chronique B, ce qui lui permettra d’améliorer l’efficacité de la prise en charge.

Pourquoi des questions sur la sexualité ?

L’infection à VIH et le virus de l’hépatite B se transmettent, entre autres, par voie sexuelle, d’où l’importance de connaître les comportements des personnes en matière de sexualité.

Pourquoi ne faites-vous pas cette étude en Afrique ?

Le but de PARCOURS est d’explorer le lien entre migration et les deux infections, VIH/sida et hépatite B, fréquemment diagnostiquées chez les migrants nés en Afrique subsaharienne et vivant en France. L’étude cherche à comprendre comment et à quel moment du parcours de vie l’infection est survenue et en quoi elle peut le modifier.

Faire cette étude en Île-de-France se justifie par le fait que plus de la moitié des migrants nés en Afrique subsaharienne résident dans cette région de France.